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Plus de 45 millions d'euros de retraite chapeau pour les dirigeants du groupe Lagardère
Unknown
Pour la première fois, le groupe Lagardère a indiqué dans ses comptes 2015 le montant
estimé de la future retraite supplémentaire de ses dirigeants.
Ce système de
retraite chapeaux pour les principaux dirigeants du groupe, mis en place il y a une
dizaine d’années, prévoit ainsi une retraite de 675 780 euros par an pour
Arnaud Lagardère et Pierre Leroy, 645 802 euros pour Thierry Funck-Brentano et
542 670 euros pour Dominique d’Hinnin (qui a depuis quitté le groupe).
A la fin 2010, le groupe estimait que ces retraites
chapeau représenteraient un coût de 45,2 millions d’euros (aucune estimation n’a
été publiée depuis).
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11/10/2016
Gouvernance
Un actionnaire « majoritaire de fait » est-il légitime à exercer le pouvoir dans une entreprise cotée ?
Unknown
Dans un article du 18 octobre 2016 dans « La Tribune », Jean-Charles Simon, économiste et entrepreneur, s’interroge sur la légitimité d’un actionnaire « majoritaire de fait » à exercer le pouvoir dans une entreprise cotée. En effet, il n’est pas évident qu’un actionnaire qui prend le contrôle d’une société sans avoir la majorité du capital soit la personne la mieux placée pour y exercer le pouvoir car il n’en a pas payé le prix d’une certaine façon.
Ainsi, malgré le fait que les règles de gouvernement d’entreprise ont tenté de favoriser les contre-pouvoirs au sein des sociétés cotées, elles n’ont pas force de loi et elles sont surtout impuissantes à empêcher l’exercice des pleins pouvoirs par un actionnaire « majoritaire de fait ».
Pour Jean-Charles SIMON, « il serait donc nécessaire d'aller beaucoup loin pour prendre la mesure de ces dysfonctionnements de nature à saper la confiance dans la gouvernance des entreprises cotées ». Par exemple, il propose qu’ « un actionnaire sous le seuil du déclenchement d'OPA ne devrait pas pouvoir proposer et détenir un nombre de postes d'un conseil d'administration ou de surveillance lui assurant le contrôle de cette instance, ni en occuper sa présidence ».
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10/19/2016
Gouvernance
Féminisation des conseils d’administration : un objectif difficilement atteignable d’ici la fin de l’année…
Unknown
La loi Copé-Zimmermann du 27 janvier 2011 impose aux sociétés cotées et aux entreprises de plus de 500 salariés d'atteindre un quota de 40% de femmes dans leurs conseils d'administration avant le 1er janvier 2017.
Toutefois, cet objectif est difficilement atteignable selon le dernier rapport annuel du Haut Comité de Gouvernement d’Entreprise (HCGE) en date du 10 octobre 2016. En effet, à l’heure actuelle, le HCGE a relevé qu’il y a encore 47 sociétés du SBF 120 (dont 9 du CAC 40) qui ne respectaient pas le quota légal.
Il faut noter que les sanctions auxquelles s’exposent les réfractaires sont sévères : gel de leurs jetons de présence et annulation des éventuelles nouvelles nominations.
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10/12/2016
Gouvernance
Les réseaux sociaux : nouveaux lanceurs d'alerte ?
Philippe Poels
Les réseaux sociaux : nouveaux lanceurs d'alerte ?
Le Ministère des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes a lancé la semaine de l'égalité professionnelle femmes-hommes pour sensibiliser l'opinion publique sur ce sujet
Cette initiative est sans doute l'occasion de rappeler deux choses
1. la gouvernance des entreprises est loin d'être à jour sur ce point. Peut-être que, à l'image de la loi du 27 janvier 2011 relative à "la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d'administration et de surveillance et à l'égalité professionnelle", une loi plus générale pourrait voir le jour pour soutenir le mouvement vers la parité.
2. La loi ne peut pas tout changer à elle seule, ce sont aussi les mentalités qui doivent évoluer et dans ce domaine les réseaux sociaux semblent jouer un rôle essentiel tout le monde s'entend sur l'impact que les réseaux sociaux ont sur notre vie.
Récemment, c'est à travers le #viedemère que les utilisateurs (et particulièrement les utilisatrices) se sont fait entendre en dénonçant la discrimination quotidienne subie par les femmes. Par ce moyen, elles rapportent des phrases entendues au travail comme "votre congé maternité ne nous arrange pas, on vous faisait confiance" (20minutes.fr).
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10/12/2016
Gouvernance
Qelle place pour la compliance dans l'entreprise ?
Philippe Poels
Interview de JY Trochon par les petites affiches : La compliance ne serait donc finalement qu'une extension du métier de juriste d'entreprise ?
J.-Y. T. : C'est un peu plus compliqué. J'ai quelques convictions en la matière. D'abord, la compliance doit être définie selon l'activité de chaque entreprise et la cartographie du risque associée. Connaître le détail des règles ITAR ou des normes en matière de blanchiment est fondamental pour un juriste qui travaille dans l'armement ou la banque, pas nécessairement dans tous les secteurs. Donc, chaque entreprise doit apporter sa propre définition du périmètre de la compliance, laquelle est nécessairement évolutive en fonction de la « respiration » de l'entreprise, notamment si elle se diversifie.
Ensuite, la compliance n'est pas un monopole de la fonction juridique, et les juristes, y compris les avocats, qui croient que la compliance entre dans leur domaine exclusif font fausse route. En revanche, elle doit être partie intégrante de leur mission, aux côtés de toutes les autres fonctions de l'entreprise : conseils d'administration, management, stratégie, audit, contrôle interne, ressources humaines, je ne peux pas toutes les citer. Mais il faut un primus inter pares, quelqu'un qui anime, coordonne et valide l'ensemble de la démarche.
Le directeur juridique est un bon candidat pour ce faire, mais il n'est pas le seul. On sait que de plus en plus de fonctions de compliance se développent en dehors des directions juridiques, on parle de « compliance.2 », un nouveau modèle de fonction affranchie de la direction juridique, qui suscite de nombreux débats aux États-Unis. En France, le modèle idoine est en devenir. Il dépendra notamment de la manière dont les entreprises s'approprient le cadre posé par la Loi Sapin II. Quoi qu'il en soit, le directeur juridique devra être avec ses équipes un pilier de la compliance, un référent incontournable, car les risques lorsqu'ils se matérialisent conduisent naturellement la direction générale à se tourner vers lui.
Compliance, conformité, intégrité, éthique, quels termes choisir ?
J.-Y. T. : C'est une question de sémantique qui appartient à la culture de chaque groupe. La mondialisation conduit de plus en plus les groupes à adopter le terme compliance (qui soit dit en passant est d'abord latin - complere - qui signifie remplir ses obligations) avant d'être devenu un terme anglais, puis aujourd'hui universel. La notion d'intégrité a une signification plus englobante. Certes, elle est teintée de morale, mais le développement des normes de compliance résulte précisément d'une exigence croissante d'éthique, donc de morale, de la part de la société civile. Le terme de Responsible Business Conduct me paraît également bien refléter les enjeux de la démarche. Last, but not least, il faut toujours resituer ces questions dans une optique de gouvernance, car l'impulsion doit venir du board et de la direction générale.
« La matière sous-jacente de la compliance est souvent juridique et réglementaire, ce qui n'en fait pas une activité juridique en tant que telle. C'est plutôt une ‘‘science de l'entreprise'' ».
Affiches Parisiennes : Quels sont les principaux enjeux autour de la compliance au cours des prochaines années ?
J.-Y. T. : L'avenir le dira, au gré des affaires qui ponctuent l'actualité. Les questions d'embargos, de normes environnementales ou d'optimisation fiscale (BNP, Volkswagen, Panama Papers), pour ne prendre que ces trois exemples, ont récemment mis sur le devant de l'actualité des risques qui n'étaient pas nécessairement en haut de l'agenda des compliance officers et des boards. Et pourtant les conséquences pour les entreprises concernées ont été considérables. Tout dépend d'abord des activités et du business model de l'entreprise.
D'où la nécessité d'une cartographie des risques allant très en profondeur. Ensuite, les questions d'organisation interne autour des risques pays, souvent les plus importants en matière de fraude, corruption, antitrust, embargos, contrôle des exportations, blanchiment, etc. L'organisation, déclinée en process de contrôle interne et d'audit, de politiques et procédures, d'outils numériques (notamment en matière de forensic), le niveau de formation des personnes dédiées, la transparence en matière de reporting et la qualité des réponses apportées aux problèmes identifiés, sont des enjeux majeurs.
Selon la nature des activités de l'entreprise, les questions de protection de la vie privée (data privacy), de contrôle des sous-traitants et des droits de l'Homme, de sécurité (cyber-sécurité notamment) ou encore de droit social devraient prendre une importance plus grande encore. De même, les boards doivent absolument consacrer le temps nécessaire à la définition, la validation et le contrôle de la démarche de compliance, c'est d'ailleurs au cœur de leur mission. Enfin, le principal dirigeant de l'entreprise doit être confortable avec l'organisation mise en place pour prévenir et gérer ces risques, et disposer d'un canal de communication privilégié et d'une chaîne de reporting courte. Autre défi, la capacité pour les entreprises de s'adapter en évitant la bureaucratie paralysante. Je suis convaincu que la compliance doit permettre d'améliorer l'organisation, et non le contraire, si les processus et les systèmes de contrôle et l'utilisation du numérique sont optimisés.
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9/29/2016
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