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Aissatou Thiam Fatima Khamlichi
Mise en demeure
publique de la CNIL à l’encontre de la société WhatsApp pour transmission des données de ses utilisateurs à sa
maison-mère Facebook
Après son rachat par Facebook en 2014, WhatsApp, l'application de messagerie instantanée pour smartphones, avait
mis à jour ses conditions d’utilisation en août 2016, afin de permettre la
transmission de données de ses utilisateurs aux autres entités de l’écosystème
Facebook. Cette pratique n’était pas utilisée à des fins de ciblage publicitaire
ou de « business intelligence » (le fait de recueillir des données
pour améliorer l’application), mais à des fins de sécurité. C’est pourquoi, celle-ci a été interdite en
Allemagne et au Royaume-Uni.
Ainsi, lundi 18 décembre 2017, la Commission nationale
de l’informatique et des libertés (CNIL) a adressé une mise en demeure publique
à Whatsapp, afin que la société de messagerie se mette en conformité avec la
loi française.
La CNIL reproche à WhatsApp le fait de transmettre des
données à sa maison-mère, Facebook, sans recueillir au préalable le
consentement des utilisateurs. En effet, selon la Commission, le consentement
des utilisateurs n’est pas valablement recueilli pour deux raisons : il n’est
pas spécifique à cette finalité, c’est-à-dire que les utilisateurs donnent un
consentement global, et il n’est pas libre, puisqu’ils sont obligés d’accepter
les conditions générales d’utilisation pour utiliser l’application. Aussi, la
CNIL considère que WhatsApp ne s’appuie sur aucune base légale, contrairement à
ce qu’exige la loi Informatique et Libertés, pour tout traitement. Enfin, selon
la CNIL, WhatsApp « ne peut se prévaloir de son intérêt légitime à transférer
massivement des données à la société Facebook dans la mesure où cette
transmission ne s’accompagne pas des garanties suffisantes permettant de
préserver l’intérêt ou les droits et libertés fondamentaux des utilisateurs ».
En conséquence, la CNIL accorde un délai d’un mois à
WhatsApp pour se conformer rapidement à la loi. Dans le cas contraire, un
processus pourrait être engagé, à l’issu duquel une sanction, qui pourrait
s’élever jusqu’à 3 millions d’euros, pourrait être prononcée.
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12/27/2017
CNIL
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Consentement
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Data Protection
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RGPD
,
Transmission Données
La France est le deuxième pays le plus touché au monde par les vols de données personnelles
Aissatou Thiam Fatima Khamlichi
Selon un rapport publié par
la société de cybersécurité américaine Symantec,
la France figure au deuxième rang des pays les plus touchés par le vol de
données personnelles en ligne, derrière les Etats-Unis et devant la Russie.
Les chiffres sont éloquents : d’après Norton, entreprise spécialisée dans la sécurité en ligne, entre octobre 2015 et octobre 2016, 85,3 millions de données personnelles ont été dérobées sur le territoire national et 13,7 millions de français ont été confrontés à la cybercriminalité sur cette même période. Le vol de mots de passe étant l’infraction la plus fréquente (14%) suivie par la fraude à la carte bancaire (10%).
Afin de lutter contre la cybercriminalité, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) et le ministère de l’Intérieur français ont mis en place une plateforme « cybermalveillance.gouv.fr ».
Outre son rôle de sensibilisation et de prévention en matière de sécurité du numérique, elle vient en aide aux particuliers, entreprises, et collectivités territoriales victimes de cyberattaques en les mettant en relation avec des spécialistes.
Aujourd’hui plus qu’hier la protection des données personnelles est un enjeu majeur, d’après des experts du Forum économique mondial le coût de la cybercriminalité se serait élevé à 2,88 milliards d'euros en 2015, soit 0,11% du PIB français.
L’entrée en vigueur officielle le 15 mai 2018 du règlement général sur la protection des données devrait venir combler certaines lacunes dans ce secteur ultrasensible.
Les chiffres sont éloquents : d’après Norton, entreprise spécialisée dans la sécurité en ligne, entre octobre 2015 et octobre 2016, 85,3 millions de données personnelles ont été dérobées sur le territoire national et 13,7 millions de français ont été confrontés à la cybercriminalité sur cette même période. Le vol de mots de passe étant l’infraction la plus fréquente (14%) suivie par la fraude à la carte bancaire (10%).
Afin de lutter contre la cybercriminalité, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) et le ministère de l’Intérieur français ont mis en place une plateforme « cybermalveillance.gouv.fr ».
Outre son rôle de sensibilisation et de prévention en matière de sécurité du numérique, elle vient en aide aux particuliers, entreprises, et collectivités territoriales victimes de cyberattaques en les mettant en relation avec des spécialistes.
Aujourd’hui plus qu’hier la protection des données personnelles est un enjeu majeur, d’après des experts du Forum économique mondial le coût de la cybercriminalité se serait élevé à 2,88 milliards d'euros en 2015, soit 0,11% du PIB français.
L’entrée en vigueur officielle le 15 mai 2018 du règlement général sur la protection des données devrait venir combler certaines lacunes dans ce secteur ultrasensible.
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12/10/2017
Cybersécurité
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